AIE, LES FÊTES ARRIVENT. OUI, ET ALORS ?

Noël arrive à grand pas.

Et, pourtant synonyme de partage et de plaisir, il arrive que cette période ne soit pas tant attendue, voir même source d’angoisse.

Bien que les fêtes de fin d’année ne soient pas célébrées de la même manière chez nous tous, on peut s’accorder à dire que, bien souvent, nous faisons nos gourmets et …nos gourmands ! Qu’on se le dise, nous avons bien raison !

Cette période de l’année pendant laquelle on partage des moments avec nos proches, que l’on ne voit parfois que lors de cette occasion, passe traditionnellement par un bon repas. Que ce soit des mets traditionnels, ou plus originaux, nous passons tous un agréable moment à [un peu trop] manger !

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Alors, tous les ans, c’est pareil.

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L’arrivée dans la saison hivernale, les journées qui raccourcissent, la motivation pour faire du sport qui diminue, les repas entre proches qui se font de plus en plus récurrents, les vacances qui arrivent, le calendrier de l’avent qui prend place dans le salon …bref, il nous arrive de se dire que, de toute façon, « foutu pour foutu », on s’occupera de notre hygiène de vie en janvier, après les fêtes,àl’occasion de nos « bonnes résolutions » justement !

Ce schéma nous parle plus ou moins à tous.

D’autres, en revanche, manifestent une certaine peur d’entrer dans cette période d’excès, plus ou moins inévitables, de prendre du poids, de « gâcher »tous les efforts menés durant toute l’année et d’en « payer »les conséquences.

Les cas de figure sont en réalité divers et variés, mais toujours est-il que nous sommes nombreux àappréhender, d’une manière ou d’une autre, cette période de l’année.

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Alors, comment vivre plus sereinement ce doux mois de décembre ?

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Je vous propose, pour une fois, d’essayer de lâcher prise. Je dis bien essayer.

Je sais que ce n’est pas évident.

Essayer de ne plus être dans le contrôle, de profiter pleinement des moments que l’on partage avec les gens que l’on aime et des repas qui nous procurent du plaisir.

Parce que oui, le contrôle, fait du mal à notre corps, et surtout ànotre moral…

Pour cela, je vous expose deux éléments clés pour essayer, cette année, de vivre ces moments pleinement et sans regrets.

1.On ne se met pas la pression

La pression de vouloir à tout prix rentrer dans cette tenue [dans laquelle on ne se sent pas à l’aise], de vouloir paraître parfait(e) aux yeux des siens [qui nous aiment déjà tels que nous sommes] etc, etc…les injonctions que l’on s’impose sont nombreuses.

Mais justement, n’est-il pas préférable de profiter de cette période pour s’accorder un peu de répit ?

N’est-on pas assez exigeants envers nous-mêmes tout au long de l’année ?

2.On ne se met [surtout] pas au régime

Afin de limiter la casse, bon nombre d’entre nous passe par la case « régime »avant les fêtes.

Quel drame pour l’organisme, vous n’imaginez pas …

Pourquoi donc est-ce dangereux ?

Le danger des régimes est une chose, et ce n’est pas l’objet de cet article. Mais étant donné qu’il est d’autant plus présent en cette période, il est important d’en rappeler les tenants et les aboutissants.

Notre corps, alors soumis àune restriction alimentaire (quelle qu’elle soit), va se mettre en mode économie d’énergie : « on me fournit moins d’énergie que de besoin pour fonctionner, donc je m’adapte avec ce que l’on me donne afin de pouvoir continuer à exercer mes fonctions vitales ». Notre organisme est très fort, il compose avec ce qu’on lui donne.

On perd donc du poids. On ressent en parallèle une baisse d’énergie et notre moral n’est pas tous les jours au beau fixe. C’est normal.

Bref, on a perdu les [potentiels] kilos qui nous embêtaient et arrive la période tant redoutée. [En fait, on a perdu certes un peu de gras, peut-être du muscle, mais surtout de l’eau.]

Comment notre corps va-t-il réagir à cette vague de nourriture alors qu’il venait tout juste de vivre une période de disette, à votre avis ?

Et bien, il ne va plus rien comprendre.

Ayant dû s’adapter àla restriction d’énergie qu’on lui a imposé, son métabolisme a diminué, c’est-à-dire qu’il arrive tant bien que mal à fonctionner avec ce peu d’énergie [pas le choix, en même temps].

Et, arrive alors de cette ribambelle de repas festifs.

On donne à notre corps un trop plein d’énergie : non seulement au-delà de nos besoins physiologiques, mais pire, au-delà de nos besoins actuels puisque notre corps s’est habitué à fonctionner au service minimum depuis quelques temps.

Que se passe-t-il alors ?

Il perd la tête face à ce surplus d’énergie, et ne sait plus qu’en faire. Il n’a pas besoin de tout ça pour fonctionner puisqu’il le faisait très bien depuis quelques semaines avec 3 fois moins.

La solution ?

Stocker cette énergie. « Je prends tout ce que je peux, pendant que je peux, au cas oùune autre période de restriction arriverait prochainement »

Aie, aie, aie …Les dégâts.

On prend cette fois réellement du poids, en augmentant directement nos réserves de graisse, étant donné que le sucre ne peut être stocké qu’en petite quantité dans notre corps (schématiquement, le sucre se transforme en graisse, sa manière à lui d’être stocké lorsqu’il est en surplus).

Alors, triste et démoralisé(e) d’avoir pris ce poids, on souhaite à nouveau perdre ces quelques kilos…Cercle vicieux.

Il est très facile d’entrer dans ce cercle infernal. Le problème, c’est plutôt d’en ressortir…

Cette année, je vous propose d’essayer de ne pas mettre notre propre corps à mal, aussi bien physiquement que psychologiquement. D’essayer d’aborder cette période plus sereinement, de profiter sans excès, avec plaisir et en pleine conscience, afin de ne pas se sentir au fond du gouffre après les fêtes, mais plutôt d’aborder la nouvelle année plein d’énergie !

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Mes astuces pour ce mois décembre : 

*Surtout, ne pas se mettre au «régime » (on a bien compris pourquoi !).

*Intégrer un peu plus que d’habitude les légumes à notre routine alimentaire, afin de faciliter notre transit et alléger notre système digestif.

*S’hydrater de manière suffisante : à cette période, encore plus que pendant le reste de l’année, veiller à bien boire nos 1,5l d’eau par jour (j’ai bien dis EAU, aucune boisson ne la remplace, elle est l’unique boisson dont votre corps a besoin).

*Bouger : si on pratique régulièrement une activité physique, on essaye au maximum de la maintenir. Si on a pas cette habitude, on essaye d’intégrer un petit quelque chose dans notre routine hebdomadaire (une sortie de 15 à30 minutes de marche quotidiennes, remplacer les petits déplacements en voiture par du vélo ou de la marche, les escaliers à la place de l’ascenseur…).Oui, toujours les mêmes recommandations. Elles sont pourtant infimes, mais tellement essentielles à notre organisme, d’autant plus en cette période.

*

A nous de jouer maintenant !

Dans le prochain article, nous aborderons la période même des fêtes et nous verrons ensemble comment bien les vivre sur le moment.


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